Editorial

A travers mes chroniques acerbes, vous découvrirez la vie quasi-romanesque d'un lycéen ainsi que sa perception de l'Education nationale, de ses professeurs mais aussi de ses  « collègues ». Ce lycéen, un brin blasé et sarcastique, vous fera peut-être, avec humour, avoir une autre vision de la réalité scolaire…

 

Les collégiens et les lycéens

Mardi 1 août 2006

Pour cette chronique, mettons de côté les adolescents gavés de rap, totalement irrécupérables et intéressons-nous de plus près aux fils de nantis du lycée. Ces Bourgeois-Bohêmes ou Oedipiens, c’est pareil, m’amusent profondément. La lecture de leurs divers skyblogs nous permet d’ébaucher une analyse ontologique.     

 

Beaucoup de ces jeunes blasés touchent très tôt à l’alcool et la drogue lors d’orgies monumentales appelées « chouilles ». Ces soirées de perversion entre amis libertaires sont censées être de vrais moments de bonheur, comme on dit. Réveil douloureux ! Et puis, sortez couvert car entre rapports plus au moins consentis (LSD oblige) et enculades, vous n’êtes pas à l’abri.    

 

Le principe des « chouilles » se résume à :  

-planter illégalement des toiles de tantes dans un champ, qu’on transformera en décharge  

-s’amuser en embrassant un peu tout le monde (jeu dit de « la bouteille ») 

-essayer d’avoir, dans l'organisme, plus d’alcool que de sang    

 

Enfin vient  l’heure de dormir. Je veux dire que, dès lors, les jeunes s’adonnent soit aux plaisirs charnels où passent une nuit blanche à se remémorer maintes exploits : nouvelle figure de skate-board, etc.   

 

De futurs artistes ! Pourquoi me direz vous ? Mais, comme chacun le sait, les vrais artistes sont ceux qui marchent dans la forêt et trouvent l’inspiration en regardant les écureuils s’enfiler. Plus sérieusement, l’humeur atrabilaire et le grain de folie de ces jeunes gens sont sans doute à l’origine de leur intérêt pour l’art.    

 

Les prolétaires, ou gens ordinaires et raisonnables que nous sommes, trouvons les pratiques susdécrites cyniques, à vomir. Apparemment, pour ces jeunes paumés, ceci n’est qu’un moyen d’exprimer leur frustration face la médiocrité de l’existence. Le nihilisme, vous connaissez ?    

 

Les vêtements et le look de ces jeunes gens sont également bien particulier : costume-jean, écharpe façon Guitry et cheveux mi-long. Un style, plus intéressant que celui des rappeurs, qui est toutefois assez énervant vu qu’il met en relief la soif de différence et la léthargie des bobos.    

 

Notons quand même leur côté comique, avec leurs pseudo meilleurs amis (qui changent chaque mois) ; leurs gags, d’une grande trivialité, qui, il faut bien le dire, font tout de même sourire parfois. Et puis, ils sont insouciants, ne se prennent pas la tête … c’est ça la jeunesse !    

 

N.B. : Vous trouvez cet article exagéré ? Visitez donc ce skyblog : http://pnoli.skyblog.com  et si vous aimez la médiocrité, lisez 

Par Anaxagore
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Mardi 1 août 2006

Chers lecteurs, dans cette chronique, je vais généraliser. Cependant, sachez que ma description pamphlétaire s’applique au moins à 80 % des jeunes collégiens ou lycéens. Et puis, par charité, je vous épargnerai la doxa populo-réactionnaire …  

 

Les jeunes, sorte d’animaux proches de l'homme, ont un incroyable manque de culture. Le carcan éducatif n'est pas une excuse pour ne pas connaître et apprécier André Malraux, André Gide ou Friedrich Nietzsche. Vous voyez, je ne demande pas non plus que ces êtres ingrats sachent que Plotin est l’un des fondateurs de la pensée néoplatonicienne ni qu’ils puissent me citer un nom de philosophe présocratique mais juste qu’ils aient des bases.  

 

Le rap, sorte de brouhaha dont les jeunes raffolent, est un élément essentiel de leur panoplie. Cette pseudo musique d'une grande vulgarité est apparemment la marque de leur anticonformisme. Mais alors, pourquoi sont ils tous identiques ?  

 

Ce qui me fait le plus rire, c'est sans doute leurs habits. Vous savez, les pantalons neufs tout de suite déchirés pour produire un soi-disant effet de mode… Encore, s’ils s’appelaient tous Armani ou Versace, pourquoi pas. Le must, ce sont les pantalons où, comme dirait un ami, vingt kilos de pommes de terres peuvent tenir. La mode m'a toujours profondément énervé. Puis, comme disait je ne sais plus quel quidam, "rien ne se démode plus vite que la mode".  

 

Les jeunes et leur goût pour la subversion... . Il faut tous qu'ils se rebellent contre père et mère qui leur offrent Playstation stupide ou CD’s qu’ils aiment tant écouter.  

 

Le plus ridicule avec leurs idoles appelées Eminem ou 50 cents est que beaucoup de jeunes ne comprennent pas les paroles des chansons. Après réflexion, je crois que s’ils peuvent éviter ce lot de haine verbale, ce n'est pas plus mal. Ils ne font pas la différence entre le monde réel et celui de leur console vidéo. Ne nous étonnons pas de voir paraître des meurtres dignes de slasher movie dans les rubriques nécrologiques de nos divers journaux provinciaux.  

 

J'oubliais les inénarrables expressions et termes à l'envers ou verlan comme disent nos jeunes, d'jeuns, pardon ; telle "je kiffe", "c'te meuf", etc. Quel horrible langage qui pourrait , en une seule phrase, provoquer une crise cardiaque chez l'honorable Maurice Druon. Vous le trouvez réactionnaire, conservateur, etc. ? Moi, aussi et c'est ce qui me plaît chez lui. Puis, n'oubliez pas qu'il est l'auteur du Chant des partisans avec tonton Kessel. Et puis, c'est ma chronique, ne me faites pas chier !  

 

Bref, revenons à nos barbarismes.  

 

Le plus frappant avec le mot « meuf », c'est que beaucoup de femmes l'utilisent alors qu’il a un sens péjoratif, vulgaire et non respectueux à l'encontre de la gente féminine. L'emploi du terme est-il juste une preuve de phallocratie des jeunes mâles virils des cités au phallus en pleine extension ? Vous savez, ce membre viril dont ils narrent les coups de boutoir entre amis. Au fait, j’ai dit phallocratie, pardon aux près des jeunes, le mot misogynie est plus opportun pour leur compréhension.  

 

Il y a aussi les méfaits du Net sur les jeunes : violences, haines et surtout les skyblogs. Cette maudite plateforme est une des choses qui m'exaspère le plus lorsque je surfe. Je vous invite d'ailleurs à lire mon réquisitoire sur ces diaboliques créations de l’adolescent

Par Anaxagore
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Mercredi 9 août 2006

Mon titre en forme de jeu de mots foireux décrit laconiquement l’héroïne de cette chronique que nous appellerons Claudine Boileau. 

 

Je vais d’abord rapporter une conversation entre Claudine et une de ses amies. Vous comprendrez ainsi ce qu’il y a de préoccupant dans le thème « la politique et les jeunes » :    

 

La scène se passe en salle de TPE.    

 

Amie : Claudine, tu es de quel parti politique ?  

Claudine : Moi, tu sais, je suis Sarkozyste et ultra sécuritaire donc je suis PS. 

Amie (sans grande réaction) : Ah bon ! Moi, je suis plutôt de gauche gauche. C’est pourquoi je vote pour l’UMP.  

Claudine : Chacun ses opinions. En ce qui me concerne, la gauche ne me plaît guère. Eh oui, je défends les droits des ouvriers…    

 

Voilà. Si parfois, dans mes chroniques, j’exagère, là je rapporte la conversation telle que je l’ai entendue. Véridique ! Après ce court dialogue, entre deux filles de 17 ans, nous pouvons nous demander si Giscard n’a pas eu tort de faire passer l’âge de la majorité à 18 ans.    

 

Je n’arrive pas à comprendre comment des élèves, qui apparemment ont des idées politiques et s’y intéressent, arrivent à commettre de si grosses erreurs. De plus, ces filles ne sont pas des cancres. Elles détiennent même les premières places de notre classe de première littéraire. A entendre de telles conneries, j’ai failli tomber en apoplexie. J’en ai eu mal aux oreilles durant des heures. Déprimant ! Après, ne nous étonnons plus de voir les nationalistes à 18 %.    

 

Ensuite, je n’arrive pas à comprendre comment les jeunes peuvent avoir de si grandes lacunes niveau politique : les journaux, même les plus nuls, abordent souvent le thème de la politique. Et puis, même lorsque l’on ne s’intéresse pas vraiment à la vie politique, il y a tout de même des bases à connaître. Moi, par exemple, à 7 ans je savais déjà qui était de droite ou de gauche… La politique est quelque chose d’essentiel. C’est par le vote que chaque citoyen choisit la personne qui va gouverner, le représenter à l’étranger, etc.    

 

Avis aux jeunes : si vous ne connaissez pas vraiment la politique mais que vous aimeriez savoir de quel parti vous êtes le plus proche, un seul site : www.politest.com. Ce site est très sérieux. J’ai fait le test et ils ont eu tout bon.    

 

En conclusion, je vous laisse découvrir ou redécouvrir un extrait d’une des Chroniques de la haine ordinaire du maître de l’humour noir, le mythique Pierre Desproges. Après lecture, vous me trouverez vraiment gentil avec les jeunes : 

«Et vous, qu'est-ce que vous avez fait pour les jeunes ? » lançait l'autre soir Jack Lang, cette frétillante endive frisée de la culture en cave, à l'intention de je ne sais plus quelle poire blette de la nouvelle sénilité parlementaire. 
«Qu'est-ce que vous avez fait pour les jeunes ?» Depuis trente ans, la jeunesse, c'est-à-dire la frange la plus totalement parasitaire de la population, bénéficie sous nos climats d'une dévotion frileuse qui confine à la bigoterie. Malheur à celui qui n'a rien fait pour les jeunes. c'est le péché suprême, et la marque satanique de la pédophobie est sur lui. Au fil des décennies,  le mot «jeunes» s'est imposé comme le sésame qui ouvre les voies de la bonne conscience universelle. Le mot «vieux» fait honte, au point que les cuistres humanistes qui portent la bonne parole dans les ministères l'ont remplacé par le ridicule «personne âgée», comme si ces empaffés de cabinet avaient le mépris des rides de leurs père et mère. Mais les jeunes ne sont pas devenus des « personnes non âgées ». Les jeunes sont les jeunes. Ah, le joli mot.  

« Vous n'avez rien contre les jeunes?» Version à peine édulcorée du répugnant: «T'as pas cent balles?», c'est la phrase clé que vous balancent de molles gouapes en queue de puberté, pour tenter de vous escroquer d'une revue bidon entièrement peinte avec les genoux par des jeunes infirmes. (Je veux dire « handicapés ». Que les bancals m'excusent.)…

Par Anaxagore
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