Pour cette chronique, mettons de côté les adolescents gavés de rap, totalement irrécupérables et intéressons-nous de plus près aux fils de nantis du lycée. Ces Bourgeois-Bohêmes ou Oedipiens, c’est pareil, m’amusent profondément. La lecture de leurs divers skyblogs nous permet d’ébaucher une analyse ontologique.
Beaucoup de ces jeunes blasés touchent très tôt à l’alcool et la drogue lors d’orgies monumentales appelées « chouilles ». Ces soirées de perversion entre amis libertaires sont censées être de vrais moments de bonheur, comme on dit. Réveil douloureux ! Et puis, sortez couvert car entre rapports plus au moins consentis (LSD oblige) et enculades, vous n’êtes pas à l’abri.
Le principe des « chouilles » se résume à :
-planter illégalement des toiles de tantes dans un champ, qu’on transformera en décharge
-s’amuser en embrassant un peu tout le monde (jeu dit de « la bouteille »)
-essayer d’avoir, dans l'organisme, plus d’alcool que de sang
Enfin vient l’heure de dormir. Je veux dire que, dès lors, les jeunes s’adonnent soit aux plaisirs charnels où passent une nuit blanche à se remémorer maintes exploits : nouvelle figure de skate-board, etc.
De futurs artistes ! Pourquoi me direz vous ? Mais, comme chacun le sait, les vrais artistes sont ceux qui marchent dans la forêt et trouvent l’inspiration en regardant les écureuils s’enfiler. Plus sérieusement, l’humeur atrabilaire et le grain de folie de ces jeunes gens sont sans doute à l’origine de leur intérêt pour l’art.
Les prolétaires, ou gens ordinaires et raisonnables que nous sommes, trouvons les pratiques susdécrites cyniques, à vomir. Apparemment, pour ces jeunes paumés, ceci n’est qu’un moyen d’exprimer leur frustration face la médiocrité de l’existence. Le nihilisme, vous connaissez ?
Les vêtements et le look de ces jeunes gens sont également bien particulier : costume-jean, écharpe façon Guitry et cheveux mi-long. Un style, plus intéressant que celui des rappeurs, qui est toutefois assez énervant vu qu’il met en relief la soif de différence et la léthargie des bobos.
Notons quand même leur côté comique, avec leurs pseudo meilleurs amis (qui changent chaque mois) ; leurs gags, d’une grande trivialité, qui, il faut bien le dire, font tout de même sourire parfois. Et puis, ils sont insouciants, ne se prennent pas la tête … c’est ça la jeunesse !
N.B. : Vous trouvez cet article exagéré ? Visitez donc ce skyblog : http://pnoli.skyblog.com et si vous aimez la médiocrité, lisez