Editorial

A travers mes chroniques acerbes, vous découvrirez la vie quasi-romanesque d'un lycéen ainsi que sa perception de l'Education nationale, de ses professeurs mais aussi de ses  « collègues ». Ce lycéen, un brin blasé et sarcastique, vous fera peut-être, avec humour, avoir une autre vision de la réalité scolaire…

 

Publicité

Mercredi 9 août 2006

Une  documentaliste sert, normalement, à aider les élèves (TPE, exposés, etc.) et à lui fournir divers documents sur son orientation ou un thème étudié en classe. Le reste de sa journée, elle range des livres ou joue au solitaire sur l’ordinateur. Le solitaire est, en effet, un des jeux favoris de l’encadrement scolaire. Le comble, c’est quand un lycéen est exclu parce qu’il joue en ligne. Bref, les journées de la documentaliste ne sont guère passionnantes si bien que pour passer le temps, ou officiellement pour faire respecter le silence, elle exerce le peu d’autorité qu’elle a en virant les élèves du CDI. Mais, il faut le dire : aucun lycéen ne travaille au CDI. Le lieu devient ainsi un endroit de causerie où on se raconte la dernière blague du coin. Les seuls livres que les élèves lisent, ce sont les bandes dessinées tel que le nullissime Titeuf.  

 

A noter qu’entre le collège et le lycée, le CDI est un peu différent. Au lycée l’élève peut apprendre ses cours et préparer ses devoirs alors qu’au collège le CDI n’est destiné qu’à la lecture. Un collégien surpris en train d’apprendre sa leçon se voit administrer deux heures de retenue. Tout ceci n’encourage pas vraiment à travailler… Le fonctionnement du CDI n’est pas que la seule différence entre le collège et le lycée, les élèves aussi n’agissent pas pareil. Si les lycéens considèrent le CDI comme un temple du bavardage, le collégien, lui, préfère spéculer sur la vie amoureuse de la documentaliste : « Heu, elle couche avec le prof de français… » A travers cet exemple, je veux dire que l’inutilité des documentalistes est proportionnelle à l’immaturité des élèves.  

 

Les professeurs aussi utilisent parfois cet « espace détente » soit lorsqu’ils ont oublié leurs fiches ou bien en fin de semaine pour ne plus faire cours. Ils inventent toujours de bonnes excuses pour justifier la nécessité d’aller au CDI : « Voici vos premiers pas vers l’indépendance » ou encore « Utilisons un nouvel espace d’information ». Les élèves ne sont pas dupes mais acquiescent facilement vu que cette heure est généralement synonyme de grand n’importe quoi : bavardages, dessins, jeux, etc. Le prof, lui, profite de cette accalmie pour plaisanter avec ses collègues où pour recharger ses batteries en buvant un café. Puis, la pendule sonne et libère tout ce petit monde le temps d’un week-end.   

Par Anaxagore - Publié dans : Les profs et l'encadrement
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mercredi 9 août 2006

Mon titre en forme de jeu de mots foireux décrit laconiquement l’héroïne de cette chronique que nous appellerons Claudine Boileau. 

 

Je vais d’abord rapporter une conversation entre Claudine et une de ses amies. Vous comprendrez ainsi ce qu’il y a de préoccupant dans le thème « la politique et les jeunes » :    

 

La scène se passe en salle de TPE.    

 

Amie : Claudine, tu es de quel parti politique ?  

Claudine : Moi, tu sais, je suis Sarkozyste et ultra sécuritaire donc je suis PS. 

Amie (sans grande réaction) : Ah bon ! Moi, je suis plutôt de gauche gauche. C’est pourquoi je vote pour l’UMP.  

Claudine : Chacun ses opinions. En ce qui me concerne, la gauche ne me plaît guère. Eh oui, je défends les droits des ouvriers…    

 

Voilà. Si parfois, dans mes chroniques, j’exagère, là je rapporte la conversation telle que je l’ai entendue. Véridique ! Après ce court dialogue, entre deux filles de 17 ans, nous pouvons nous demander si Giscard n’a pas eu tort de faire passer l’âge de la majorité à 18 ans.    

 

Je n’arrive pas à comprendre comment des élèves, qui apparemment ont des idées politiques et s’y intéressent, arrivent à commettre de si grosses erreurs. De plus, ces filles ne sont pas des cancres. Elles détiennent même les premières places de notre classe de première littéraire. A entendre de telles conneries, j’ai failli tomber en apoplexie. J’en ai eu mal aux oreilles durant des heures. Déprimant ! Après, ne nous étonnons plus de voir les nationalistes à 18 %.    

 

Ensuite, je n’arrive pas à comprendre comment les jeunes peuvent avoir de si grandes lacunes niveau politique : les journaux, même les plus nuls, abordent souvent le thème de la politique. Et puis, même lorsque l’on ne s’intéresse pas vraiment à la vie politique, il y a tout de même des bases à connaître. Moi, par exemple, à 7 ans je savais déjà qui était de droite ou de gauche… La politique est quelque chose d’essentiel. C’est par le vote que chaque citoyen choisit la personne qui va gouverner, le représenter à l’étranger, etc.    

 

Avis aux jeunes : si vous ne connaissez pas vraiment la politique mais que vous aimeriez savoir de quel parti vous êtes le plus proche, un seul site : www.politest.com. Ce site est très sérieux. J’ai fait le test et ils ont eu tout bon.    

 

En conclusion, je vous laisse découvrir ou redécouvrir un extrait d’une des Chroniques de la haine ordinaire du maître de l’humour noir, le mythique Pierre Desproges. Après lecture, vous me trouverez vraiment gentil avec les jeunes : 

«Et vous, qu'est-ce que vous avez fait pour les jeunes ? » lançait l'autre soir Jack Lang, cette frétillante endive frisée de la culture en cave, à l'intention de je ne sais plus quelle poire blette de la nouvelle sénilité parlementaire. 
«Qu'est-ce que vous avez fait pour les jeunes ?» Depuis trente ans, la jeunesse, c'est-à-dire la frange la plus totalement parasitaire de la population, bénéficie sous nos climats d'une dévotion frileuse qui confine à la bigoterie. Malheur à celui qui n'a rien fait pour les jeunes. c'est le péché suprême, et la marque satanique de la pédophobie est sur lui. Au fil des décennies,  le mot «jeunes» s'est imposé comme le sésame qui ouvre les voies de la bonne conscience universelle. Le mot «vieux» fait honte, au point que les cuistres humanistes qui portent la bonne parole dans les ministères l'ont remplacé par le ridicule «personne âgée», comme si ces empaffés de cabinet avaient le mépris des rides de leurs père et mère. Mais les jeunes ne sont pas devenus des « personnes non âgées ». Les jeunes sont les jeunes. Ah, le joli mot.  

« Vous n'avez rien contre les jeunes?» Version à peine édulcorée du répugnant: «T'as pas cent balles?», c'est la phrase clé que vous balancent de molles gouapes en queue de puberté, pour tenter de vous escroquer d'une revue bidon entièrement peinte avec les genoux par des jeunes infirmes. (Je veux dire « handicapés ». Que les bancals m'excusent.)…

Par Anaxagore - Publié dans : Les collégiens et les lycéens
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 août 2006

Je déteste l’anglais mais encore plus les USA : explication (article « made in USA »). Déjà, par principe et par solidarité européenne, je suis contre l'impérialisme états-unien (terme signifiant que les USA ne sont qu’un pays du continent Américain) et anglophobe. Si j’étais  masochiste, je crois que je rappellerais qu’avant sa colonisation, l’Amérique était un continent pur, peuplé de gens simples et pas encore aussi évolués sur le plan technologique que les Européens. Si j’étais masochiste, je me remémorais cette période faste ou les indiens folâtraient, seuls, dans les vastes prairies de l’insouciance. Si j’étais masochiste, je parlerais des Etats-Unis avec regret. J’imaginerais ce que ce peuple serait devenu sans le colonialisme européen, sans cette fameuse découverte de Christophe Colomb et sans cette soif inépuisable de christianisation. Seulement voilà, je ne suis pas masochiste et les états-uniens ne sont plus ce peuple pur et innocent dont je parlais. Ces temps sont immémoriaux.  

 

Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus puissant au monde grâce, entre autres, à leurs ressources économiques. Certains les qualifient de « gendarmes du monde », mais je trouve l’expression « juges arbitraires » plus appropriée. Ce peuple qui inspirait anciennement les humanistes est, à notre époque, le peuple qui compte le plus d'obèses, de gavés du Mac Donald et d'autres produits de restauration rapide. Et aussi celui qui symbolise l’ultra-violence, l’acculturation, le fanatisme religieux, etc. Les Etats-Unis pensent être LE modèle de la démocratie parfaite, ils condamnent les dictateurs, mais alors, pourquoi censurer la presse, le quatrième pouvoir ? La chaîne Fox news expliquait, lors des émeutes banlieusardes françaises, que la France était en « guérilla urbaine », « attaquée par des hordes islamistes » et que c’était parce qu’elle « n’avaient pas combattu le mal à leurs côtés » (regardez plutôt ici). Pourquoi, sous prétexte de menace islamique, les gens sont privés de beaucoup de libertés ? Le gouvernement profitant de la peur post-11 septembre, n’a pas hésité a abusé de ultra-sécurité : écoutes téléphoniques illégales de la NSA orchestrées par la maison blanche avec l’aide des compagnies américaines ; mise en place, dans le plus grand secret, de la loi « patriote acte II » destinée à, entre autres, favoriser la délation (votre voisin semble suspect, vous êtes encouragé à appeler un numéro spécial pour que les services de l’état le mette sur écoute, etc. »). Mais pardonnez-moi ce réquisitoire, tout ceci n’est fait que dans « l’intérêt général et pour la sécurité nationale » …  

 

Vous pouvez vous dire que ce n’est pas la faute du peuple états-unien si son pays à sombrer dans l’ultra-sécuriré, ultra-violence, mal bouffe, etc. A propos du un, je dirais que les majors mondiales de la restauration rapide sont quasiment toutes états-uniennes. Pour le deux, je rappellerais que les films et jeux vidéos à forte concentration d’hémoglobine nous viennent des Etats-Unis (Hollywood, par exemple). Enfin, je répondrais à la dernière affirmation en rappellant que l’ultra-sécurité a été décrétée et instaurée par le gouvernement élu par … le peuple ! Et oui, la majorité des états-unien ont, aux dernières présidentielles, re-voté pour cet ex-alcoolique, ce fanatique religieux, pré-conservateur (Pensée du XIXième : contre l’avortement, etc.), fils d’un ex-président ayant fourni des armes à Saddam Hussein contre les ayatollahs iraniens et petit-fils d’un banquier traitant avec les nazis lors de la guerre de 1939-45.     

 

Concernant la dernière partie du précédent paragraphe, ne me dites pas que les Français ont voté Le Pen à hauteur du 18 % en 2002. Je sais. Puis, dans tous les peuples il y a des cons. De plus, cette chronique est consacrée aux Etats-Unis, je m’occuperai de la France ultérieurement vu que je trouve sa situation moins préoccupante, du moins niveau démocratique …

Par Anaxagore - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus