Editorial

A travers mes chroniques acerbes, vous découvrirez la vie quasi-romanesque d'un lycéen ainsi que sa perception de l'Education nationale, de ses professeurs mais aussi de ses  « collègues ». Ce lycéen, un brin blasé et sarcastique, vous fera peut-être, avec humour, avoir une autre vision de la réalité scolaire…

 

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Vendredi 25 août 2006

Les lycéens ou ex-lycéens doivent avoir entendus parler de la M.P.I (mesure physique et informatique). Cette matière est une option disponible en seconde pour les élèves souhaitant s'orienter dans la filiale scientifique. Au collège, les profs. nous présentaient cette matière avec entrain. Les élèves étaient fort intéressaient : tous désiraient être en M.P.I. Nous étions impatient de découvrir cette option qui devait nous permettre d'avoir un très bon niveau en Physique (pratique et théorie). De plus, la M.P.I nous donnerait l'occasion d'être de futurs analyses programmeurs : maîtrise parfaite des ordis, créations de programmes, etc. Mais, une fois de plus la réalité était tout autre. J'étais tombé sur un prof. sévère et à l'humour douteux. Ce prof. entendait le moindre et il commençait déjà à se mettre dans tous ses états. Le plus marrant chez ce cher M. Savoix était qu'il connaissait son cours à la perfection. Plutôt sérieux me direz vous ? En effet, il était sérieux et même un peu trop vu que son cours ne laissait pas place à l'improvisation ni à l'imagination.  

 

Un jour, ou nous ne l'avions vu depuis longtemps, M. Savoix ne se rappela plus ou il s'était arrêté dans son cours. Ainsi, nous eûmes droit au même cours que quinze jours auparavant. Les mots étaient exactement identiques, même ses pseudo blagues étaient les même. Il nous ressortie son exemple du fer à repasser, etc. M. Savoix ne remarqua pas qu'il avait fait deux fois le même cours, toutefois, il fut surpris par l'excellence, passagère, de la classe. Il s'étonnait qu'une classe qui ne participait jamais était soudain très active : peut être pensa-t-il que son charisme y était pour quelque chose...  

 

Je sais, vous pensez que les élèves sont aussi cons que le prof. pour ne pas lui avoir précisé qu'il faisait deux fois le même cours. En effet, mais cette chronique est dédié à M. Savoix alors laissons, provisoirement, les conneries des élèves de côté.  

 

Au fait, ou en étais je, avant d'être grossièrement interrompu par moi même malgré mes remarques réitérées- comme disait Desproges ? Ah oui, M. Savoix et son cours soporifique. Qu'est ce que ce cours était long et chiant - surtout lorsqu'il y avait deux heures de suites ! Généralement, le cours se développait d'une seule manière : le prof. projetait des polycopiés au mûr et les élèves devaient compléter les mots manquant. Passionnant, non ? Occasionnellement, le prof. proposait de participer, en binôme, à des activités manuelles. Les exercices manuels étaient toujours les même : des montages. Parfois aussi nous devions utiliser l'ordinateur et un programme permettant de tracer des paroles. Après avoir tracé la parabole, nous imprimions notre travail et le prof. notait. Ce n'était cependant pas nos seules notes...  

 

Les "vrais contrôles" étaient diviser en deux parties : pratique et théorie. Généralement, nous avions le droit de nous servir des cours, sûrement parce qu'ils ne nous étaient d'aucune utilité. Le partie pratique était mieux réussie. Elle consistait à créer un montage, faire fonctionner un oscilloscope, etc. Puis, les élèves appelaient le prof. qui mettait une note en fonction de la qualité du travail. Le problème était que le prof. rectifiait un montage faux, or les élèves se trouvant derrière celui qui s'était loupé pouvaient copié le bon montage que le prof. avait effectué sur l'appareil du malheureux élève.  

 

Si je devais définir M. Savoix les deux seuls mots que me viennent à l'esprit son asocial et sociopathe. Peut être était ce du a son physique ingrat de petit gros à la calvitie développé ? Contrairement, notre ami M. Savoix ressemblait beaucoup à Perelman, vous savez ce mathématicien ayant récemment refusé la Médaille de Fields (Nobel des maths) et les un millions de dollars promis à celui que résolvait la conjecture de Poincaré. Bien sûr, M. Savoix n'avait que l'arrogance de ce scientifique parce que niveau intelligence, il en était très loin. Encore pas un qui réussirait le test de Mensa (suites logiques)... Quel est le lien entre M. Savoix et le test de Mensa me direz vous ? Aucun, j'avais juste envie de parler de ce test par vanité et narcissisme : j'ai réussi le test avec 31/ 40.  

 

Bref, M. Savoix était un prof. atypique. Il nous narrait ses mésaventures quotidienne : son chauffage de maison en panne, etc. J'allais oublié de vous dire que ce prof. était incroyablement doué pour rater des heures de cours. Déjà, il arrivait quinze minutes en retard puis se rendait, en plein milieu du cours, à la salle café pour discuter avec ses collèges. Résultat : trente minutes de perdus  ou de gagnés, selon le point de vue. Mais, ce prof. ne se contentait pas de sécher quelques minutes de son cours, généralement il était absent durant des semaines entières.  

 

A l'instar des autres profs. M. Savoix avait une imagination débordante. Cependant, au lieu de se mettre en arrêt maladie, lui faisait grève. Il était, en effet, le "leader" d'une espère de groupuscule d'extrême gauche. Avec des amis d'ATTAC France, des communistes, des syndicalistes, etc. il distribuait des tracts militants à la sortie du lycée. Que faisait le CPE dans tout ça ? Laisserait il un prof. semer la pagaille en distribution des feuilles de choux propagandistes ? Un jour, alors que M. Savoix distribuait encore ses tracts, il se dirigea vers lui. Chacun, et moi le premier, pensait que le CPE allait remettre cette espèce de Che Guevara banlieusard à sa place : personne n'avait prévu que le CPE voulait également un tract. Ai-je rêvé au bien les enseignants doivent être le plus neutres possibles ?

Par Anaxagore - Publié dans : Les profs et l'encadrement
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Mercredi 23 août 2006

Dans cette chronique, je vais parler des affreux « hippies » et  incultes. Zut ! Désolé pour le pléonasme… Comment parler de ces personnes, communément appelés rustres ? Si j’étais cynique, je commencerais par dire que leurs mères auraient du pratiquer « l’avortement post-natal » aussi appelé infanticide.  

 

Le cas de ces délinquants pré-pubère est, à mon sens, désespéré. Bien sûr, je ne m’attendrais pas à ce qu’ils s’exclament, en gagnant une partie extrêmement serrée de play-station, « voilà ce qu’on appelle une entéléchie ! ».  Je ne m’attendrais pas non plus à ce qu’ils deviennent des « oligarques de l’esprit » ; je voudrais juste que ces jeunes personnes ne prennent pas Voltaire pour un gardien de but remplaçant. 

 

Il ne faut pas compter sur l’Education nationale pour arranger le problème. Nietzsche, déjà en son temps, disait qu’à l’école l’élève assimile des notions à contrecoeur dont il cherche à se débarrasser le plus vite possible. Et croyez moi, comme disait l’ami Desproges : « Nietzsche avait oublié d’être con ». Bref, en sortant de l’école, les élèves ont oublié ce qu’ils n’ont pas appris.  

 

Pourquoi ces âmes errantes sont elles totalement irrécupérables ? Après tout, « les âmes errantes ne sont pas forcément perdues » disait Tolkien. (Citer un auteur rend toujours mieux, non ?) Je sais. Toujours est il que l’abus, par les jeunes, de substances hallucinogènes ne rend pas la tâche plus aisée.  

 

Après, l’éveil des sens des jeunes incite les parents à faire, toujours plus maladroitement, leur éducation sexuelle. Rappelez vous les boîtes de préservatifs mises, à votre insu, dans le tiroir de la commode… Quand les parents comprendront ils que le sexe est une matière comme les maths ou la physique ? Il faut donc laisser des professionnels expliquer le sexe aux enfants : Clara Morgane, Estelle Desanges, Mélanie Coste, etc. (ne prenez pas ça au premier degré !) En attendant, la syphilis et autres M.S.T sont les conséquences de la mauvaise formation des jeunes.  Les maisons se transforment en « baiso-drômes ».  

 

Enfin, attachons nous à l’aspect et à l’attitude de ces larves. Ils sont, par convention, anti-conformiste et portent des vêtements, ou plutôt des torchons dénués de toutes élégances. Je fais notamment référence ou Jeans Diesel, vous savez ces Jeans neufs mais usés que l’on payent deux fois plus chers. Ensuite, la coupe de cheveux originale est essentielle : couleurs, cheveux longs, crâne rasé, etc. Les piercings et les tatouages sont les petits plus du look des jeunes. Tout ceci ne sert à rien et c’est justement pourquoi tous en raffolent. Le piercing est, je le rappelle, l’action par laquelle beaucoup découvrent la signification du terme hémorragie. En revanche, le tatouage est ce dessin réalisé à même l’épiderme avec des aiguilles non stérilisées. Le sadomasochisme se développerait il de manière exponentielle ? 

Par Anaxagore - Publié dans : Les collégiens et les lycéens
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Mercredi 23 août 2006

Reprenant à ma façon une phrase de Coluche, je dirais que les profs vendent de l’intelligence alors qu’ils n’en ont même pas un échantillon sur eux ! Attention, je ne dis pas que c’est valable pour tous les professeurs. Heureusement d’ailleurs ! 

Prenons mon cas pour évoquer certains problèmes. En classe, je ne participais quasiment jamais. En effet, où est l’intérêt d’aider un professeur ennuyeux, sans conviction et pénible ? Il n’y en a pas. En revanche, un professeur qui fait bien son travail : avec passion, ambition, … (Il est quand même payé pour, pas nous) séduira plus facilement son public. Cela sera bénéfique à l’ensemble de la classe. 


Je me rappelle en classe de 3ème, j’avais eu une professeure d’histoire qui remplissait à merveille ses fonctions. Etrangement, ma note d’oral était de 18/20. Pour un élève si réservé à l’oral, plutôt contradictoire… Pour résumer, si un professeur fait son métier sérieusement et avec envie, il se verra récompensé et, par les élèves et, par les résultats qu’il en obtiendra. Evidemment, il ne faudra pas compter sur les élèves qui n’ont pas un minimum d’intelligence… 


Maintenant, un autre aspect négatif. Beaucoup d’enseignants se plaignent du fait d’avoir à travailler en dehors des heures de cours. D’abord, ce n’est pas notre problème (malheureusement pour eux mais heureusement pour nous). Ne sommes-nous pas à l’école pour apprendre ? Si, donc à eux de se demerder et d’assumer. Ensuite, ils travaillent 21 heures par semaines (un peu plus parfois selon la matière). Si l’on rajoute le temps passé à corriger les copies et quelques petites heures pour les réunions, cela fait un total qui ne dépasse pas les 30 heures par semaine. Sachant que la moyenne est de 35 heures pour tous les autres métiers, ils n’ont quand même pas de quoi se plaindre. Enfin, beaucoup de professeurs se permettent de défiler chaque mois dans les rues pour…bien sûr, le bien des élèves ! Qui peut y croire ? 


J’allais oublier : quel autre métier offre deux mois de grandes vacances (parfois 3) ? Et mince, le côté stressant ! Aviez-vous pensé à cela ? Que c’est difficile de s’occuper d’élèves que l’on peut exclure à tout moment parce qu’une de leur remarque ne nous a pas plu – coté pédagogie : 00/ 20 ! Que c’est difficile !


Juste pour rire, j’aimerais bien voir un enseignant faire le travail d’un infirmier pendant 1 mois. Je pense que le changement serait flagrant (au hasard : beaucoup plus d’heures de travail et de responsabilités importantes). En parlant de responsabilités, les professeurs disent qu’ils en ont de grandes : éduquer les jeunes, leur inculquer des méthodes de travail, … mais qu’est-ce qui les y obligent ? Moi, je constate seulement que la plupart font le minimum : des cours, des contrôles, des photocopies et des sanctions si ça ne va pas. On sait également qu’ils peuvent influencer certains jeunes : raison pour laquelle ils se doivent d’être neutres. Sachez bien qu’en vérité, beaucoup se servent des jeunes et les font adhérer à leurs points de vue. 


Autre point essentiel de la vie à l’école : les contrôles. Qu’est-ce que c’est ? Ce n’est qu’une énorme injustice qui n’est absolument pas représentative des qualités de chacun. En effet, accablé par des cours ennuyeux, lassants, un élève, même intelligent, peut très bien ne pas réussir un devoir qu’il aurait néanmoins réussi s’il avait eu un autre professeur. 
 

 

N’oublions pas les profs excessivement exigeants. Certains élèves finissent même pas ne plus lire les questions posées dans les contrôles. Et qu’y a-t-il de plus dégueulasse que de faire comprendre à un élève qu’il est nul parce qu’il accumule les mauvaises notes ? Aussi, c’est ainsi que la plupart des élèves voulant faire des efforts finiront découragés, dégoûtés et penseront qu’ils sont les plus nuls. Les élèves au Q.I supérieur à la normale arrivent même à se retrouver en situation d’échec scolaire. Et s’ils ne sont pas remarqués, leur futur sera beaucoup moins brillant que celui dont ils auraient pu bénéficier si le système scolaire fonctionnait normalement. Ne parlons pas des conséquences qui ont un impact direct sur la société : ces élèves qui auraient pu être ingénieurs, qui auraient pu apporter leur contribution à l’évolution du monde, etc. ne seront que de simples ouvriers (je tiens à préciser que ce n’est pas une honte de gagner le SMIC). C’est bien là un exemple flagrant de l’imbécillité que sont ces contrôles de connaissances qui sont censés distinguer l’élite des élèves normaux, moyens et nuls. 

L’ambiance des écoles, la pression due aux études, aux contrôles, à l’organisation, … peuvent aussi être à l’origine de nombreux problèmes pour certains. Prises régulières de somnifères, d’anti-dépresseurs, etc. dont la conséquence ne sera que la destruction de leur santé. 
 

 

Pour conclure sur une note positive, je reconnais qu’à l’école, nous pouvons apprendre quelques bases ou théorèmes (qui ne nous serviront jamais même si l’on fait un bon voire un très bon métier). En clair, si l’on veut apprendre efficacement, découvrir des choses, ne pas être influencé, avoir ses propres opinions, une seule solution : être autodidacte. Même sans les diplômes (ce sur quoi nous sommes injustement jugés), les connaissances dont on disposera (le plus important en réalité) nous permettront de nous en sortir et ce sera bien évidemment, une satisfaction personnelle. 

Par Anaxagore - Publié dans : Le lycée et le système éducatif
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